Ce casque modulable a mieux tenu la pluie que mon intégral

·

·

Casque modulable noir brillant sous la pluie, montrant une résistance supérieure à un casque intégral

Ce casque modulable ruisselait encore quand j’ai claqué la visière au feu du Cours Mirabeau, sous une pluie froide et régulière. J’ai touché le bord de l’écran avec le gant, puis j’ai vérifié le Pinlock d’un geste court. Je suis parti avec l’idée simple de voir si le bas du casque laissait moins passer l’eau que mon ancien intégral. Ce protocole, mené à Aix-en-Provence, me servait aussi à comparer le comportement du casque sur le Cours Mirabeau et dans les rues adjacentes.

Comment j’ai préparé et mené ce test sous la pluie froide en ville

J’ai lancé ce test un soir de semaine, avec 8 °C affichés au tableau de bord et un trafic qui cassait le rythme à chaque carrefour. J’ai roulé 1 heure dans des rues serrées, avec des arrêts fréquents et une vitesse qui montait puis retombait sans cesse. J’ai choisi la ville parce que les projections des voitures, les redémarrages et les freinages disent plus sur un casque qu’une ligne droite.

Avant de partir, j’ai passé 30 minutes à nettoyer le joint d’écran avec un chiffon microfibre à peine humide. J’ai insisté sans forcer sur la lèvre en caoutchouc, puis j’ai remis le Pinlock bien à plat, avec un léger appui sur ses deux plots. Quand j’ai fermé l’écran, j’ai entendu ce petit ploc net qui m’a tout de suite rassuré.

  • J’ai ajouté une bavette de menton plus longue, parce que je voulais voir si le bas du visage prenait moins de projections.
  • J’ai pris un tour de cou plus haut, en tissu serré, pour bloquer les remontées d’eau au col.
  • J’ai gardé ma veste imperméable et mes gants habituels, pour ne pas fausser le ressenti avec un équipement différent.

J’ai vite vu que cette préparation changeait la lecture du test. Le casque me paraissait plus fermé au niveau du menton, et l’air s’est fait plus sourd à la base quand la bavette s’est bien plaquée. En tant que rédacteur, j’ai pris l’habitude de noter ce genre de détail, parce qu’un réglage minuscule peut changer une sortie entière.

Là où le problème m’a sauté aux yeux

Avant nettoyage, je me suis retrouvé avec une pluie fine qui entrait par le bord inférieur de l’écran dès les premiers kilomètres. J’ai senti un filet d’eau au coin gauche, puis une buée qui blanchissait par petites plaques au centre. Le casque n’était pas mauvais, mais mon montage l’était, et la différence m’a sauté au visage.

J’ai commis trois erreurs d’affilée, et je les ai payées tout de suite. J’avais laissé le joint poussiéreux, avec deux traces grasses près de la lèvre, et j’avais posé le Pinlock avec un jeu minime qui me semblait sans conséquence. J’ai été convaincu, à tort, qu’un casque récent se défendrait tout seul contre la pluie.

Au bout de 45 minutes de pluie, j’ai relevé la mentonnière à l’arrêt et j’ai vu des gouttes coincées au bord du mécanisme. L’eau s’était logée dans la zone de verrouillage, puis elle est ressortie quand j’ai basculé le module, avec un petit ruissellement le long de la mentonnière. Ce petit ‘ploc’ que je n’avais pas entendu à la fermeture était en fait la clé d’une étanchéité réelle, et sans lui, l’eau s’infiltrait sournoisement.

Je suis rentré tard, et mes deux enfants dormaient déjà quand j’ai posé le casque dans l’entrée. Mon blouson était mouillé aux épaules, mais le doute portait surtout sur le casque, pas sur la pluie elle-même. J’avais sous-estimé un point simple, et je m’en suis voulu un peu, je l’avoue.

Trois semaines plus tard, la surprise d’un casque presque sec sous la pluie

Trois semaines plus tard, je suis parti avec le même casque, mais le joint propre, le Pinlock bien plaqué et la bavette remise en place. J’étais sûr de moi, cette fois, et j’ai été frappé par le calme à l’intérieur dès les premières minutes. La pluie froide tombait pareil, mais le casque n’avait plus le même comportement.

J’ai noté d’abord la visière, parce que c’est elle qui parle la première. Les micro-gouttes se sont alignées en bas de l’écran au lieu de s’éparpiller, puis elles ont glissé vers la mentonnière sans rentrer au bord intérieur. J’ai gardé l’œil sur la bordure du nez, où j’ai seulement vu un léger voile d’humidité, alors que l’écran restait lisible.

J’ai aussi senti le flux d’air devenir plus sourd à la base du casque, signe que la bavette et le tour de cou faisaient leur travail ensemble. La pluie fine me paraissait presque neutre à l’intérieur, alors qu’une pluie plus appuyée faisait apparaître, plus tard dans la sortie, les premiers suintements au joint. Mon travail de rédacteur m’a appris à distinguer ce que je ressens tout de suite de ce qui arrive après plusieurs kilomètres, et ici la nuance comptait.

J’ai presque eu du mal à croire que ce casque modulable, critiqué pour ses joints, tenait mieux la pluie que mon intégral pourtant réputé plus fermé. Sur mon ancien casque, je finissais plus vite avec des joues humides et un col trempé, alors qu’ici le visage est resté presque sec. La surprise venait surtout du bas du casque, là où je pensais perdre le plus.

J’ai surtout confirmé le résultat après 1 h 15 de pluie froide en ville, sans ouvrir l’écran une seule fois. Je n’ai pas eu de ruissellement dans les joues, et c’était précisément le point qui me gênait le plus sur l’intégral précédent. En tant que rédacteur, j’ai fini par comprendre que le confort sous la pluie tient par moments à trois gestes simples, pas à la réputation d’une coque.

Mon verdict sur ce casque modulable après entretien et usage prolongé

Ce qui a marché chez moi tient à peu de choses, mais chacune a compté. Un joint d’écran propre, un Pinlock sans jeu, une bavette bien placée et un tour de cou plus haut ont réduit les infiltrations au visage. J’ai vu aussi que la visière ferme mieux quand je la plaque jusqu’au bout, sans laisser la moindre hésitation au cran final.

Mes limites sont claires, parce que je ne veux pas les masquer. Dès 90 km/h sur route rapide, j’ai vu apparaître de minuscules passages d’eau au bord de l’écran, surtout quand le joint commençait à vieillir. J’ai aussi noté qu’une grosse averse prolongée peut mouiller la zone de charnière de la mentonnière, puis relarguer quelques gouttes à l’ouverture.

Pour quelqu’un qui accepte de nettoyer le joint après les sorties humides et de vérifier la fermeture avant de partir, ce modulable m’a paru très cohérent. Pour quelqu’un qui cherche la paix totale sans toucher à l’entretien, je garderais un intégral bien ajusté dans la balance. Si la mentonnière prend du jeu, je m’arrête là et je le fais contrôler en atelier, parce que je ne joue pas avec ça.

Mon verdict, au terme de ce test sous la pluie, est simple et net. Le Pinlock bien monté, le joint propre et la bavette bien réglée ont fait mieux que mon intégral précédent sur l’eau de ville. Sur le Cours Mirabeau comme dans les rues plus étroites, j’ai fini par faire davantage confiance à ce modulable qu’au casque fermé que je croyais plus protecteur.

Avatar de Mickaël Lambert
La rédaction